LE NEGRE VOLANT

Major Taylor dit "le Nègre Volant", est l’icône d’un combat qui résonne étrangement par son principe de réalité universelle, qu’elle soit d’hier ou d’aujourd’hui. Mais peut-être, aujourd’hui plus qu’hier, avons-nous besoin d’entendre une histoire d’homme qui nous fait espérer une humanité plus juste.


Un spectacle du Théâtre de la Mezzanine

Avec Carine Jiya.

Texte et mise en scène Denis Chabroullet

Bande son Roselyne Bonnet des Tuves

Assistante Cécile Maquet

Pour raconter le calvaire du champion, Denis Chabroullet a choisi de mettre en jeu Sydney, la fille de Major Taylor.

Le principe de narration intimiste et le jeu très sensible de Carine Jiya, donnent toute sa dimension dramatique au portrait de Taylor.

Avec une énergie sublimée, elle nous emporte à l’aube d’un siècle où la vitesse était l’apanage du vélo, et où les exploits des pistards suscitaient un engouement populaire inégalé.

Ces champions furent les premières stars mondiales du XXe siècle.

 

 

La comédienne fait l’autopsie d’une époque empoissée de grandeur et de cruauté : aux Etats- Unis, les droits civiques en sont encore à leurs balbutiements et les américains pratiquent la ségrégation raciale dans tous les aspects de la vie quotidienne. Que dire alors des afro-américains luttant pour exister dans le sport ou encore la culture ?

" Un noir peut faire de la bicyclette, mais moins vite qu’un blanc ! Sinon..."

 

EXTRAITS DE PRESSE

« Le Nègre Volant »

« Un portrait dʼune effroyable vérité, porté par une comédienne magnifique. Bien après le spectacle, le public reste longtemps immergé dans cette amérique blanche et bien pensante, dans la fureur des sons et des hourras dʼun peuple multicolore, portant son champion aux portes dʼun paradis bien éphémère. Une histoire étrangement résonnante dans le monde dʼaujourdʼhui » evene.fr

« A travers la vie de ce champion méconnu, nous traversons une époque impitoyable pour toute une partie de lʼhumanité, et malgré cela, la beauté de Major Taylor, son charisme, son combat sportif nous fait encore croire quʼun monde débarrassé des scories racistes dʼun autre temps est encore possible. Le texte de Denis Chabroullet est porté admirablement par Carine Jyia qui en parcours tous les méandres et la poésie avec un enthousiasme communicatif. » le souffleur.

« Transporté dans les vélodromes et les bords de route dʼune amérique raciste, le public assiste subjugué, au combat du premier champion noir américain pour exprimer son art. Le texte, la bande son, le jeu de la comédienne participent dʼune seule voix à ce moment de théâtre subtile et engagé. Une belle réussite ! » La Cityradio

« Mon père est mort ! » Un album photos à la main, la comédienne commence à re- tracer la vie du « Nègre Volant » Le jeu poignant de Carine Jiya plonge le public dans un histoire teinté de cruauté. La scène se rétrécit autour de la comédienne qui happe chaque spectateur du regard. Ici, il nʼy a pas de barrière aux émotions. Le public est conquis ! » Le Parisien


Le cyclone noir

Marshall Walter Taylor dit Major Taylor est l’une des figures les plus fascinantes du sport américain : champion du monde de cyclisme sur piste à 20 ans, il a été, à l’aube du XXe siècle, l’homme le plus rapide de la planète.

Mais il n’est pas bon être de peau noire dans l’Amérique du Ku Klux Klan : humilié, exposé au racisme et à la violence de ses compatriotes blancs, il saura, grâce à son intelligence, à sa pugnacité et sa foi, faire ex-ploser les barbelés du Pentagone et devenir “le Nègre Volant“, admiré pour ses prouesses dans le monde entier.

Il fut une véritable star du cyclisme jusqu’en 1905.

Puis commence la lente descente en enfer...
Taylor dit avoir gagné entre 25 000 $ et 30 000 $ par an, à la fin de sa carrière.

Impensable pour un homme de sa condition et de sa couleur de peau, en ce début de siècle !
Au moment de sa mort, il avait tout perdu : mauvais investissements, crise économique, jusqu’au tirage de son auto-biographie à compte d’auteur...

Mais le champion voulait être un exemple pour les jeunes noirs, en les incitants à trouver leur propre voie, même en pleine guerre raciale. Son mariage brisé, il meurt à 53 ans, seul et ruiné, dans le service de charité du Cook County Hospital de Chicago.

Il sera enterré dans une tombe anonyme.

En 1948, un groupe d’anciens coureurs pro, soutenus par les financements de la Schwinn Bicycle Co, le plus gros fabriquant de cycles des USA de l’époque, organiseront l’exhumation et le transfert des restes de Taylor au cimetière de Mount Glenwood près de Chicago.

Aujourd’hui, une association américaine cultive sa mémoire, et un nouvel engouement suscité par son double engagement sportif et humain réhabilite le champion.

Quelques liens :

http://www.memoire-du-cyclisme.eu/palmares/taylor_marshall_walter.php

https://fr.wikipedia.org/wiki/Major_Taylor

http://www.majortaylorassociation.org/

POUR VOIR LE SPECTACLE

Mardi 7 Février 2017 à 13h30 ("La Serre) séance de rencontre avec l'Unité Educative d'activité de jour (suivi d'un stage avec les participants)

Jeudi 23 Février à 20h30 ("La Serre") Tarif unique 10 €

Réservation obligatoire auprès de la compagnie : cecile-mezzanine@orange.fr 

ou par téléphone 01 60 60 51 06.

 


"La tragédie est le meilleur morceau de la bête"

de Denis Chabroullet (Deuxième saison)


Nous sommes au fond de la tranchée où pataugent, sans distinction de race et de nationalité cinq « pioupious » inoffensifs : un Allemand, un Ecossais, un Italien, un Sénégalais et un Français. À leurs côtés, on découvre une femme aux formes très arrondies, et portant la coiffe alsacienne !

Est-elle le fruit de l'imaginaire collectif de ces mâles éperdus, ou un personnage de carton-pâte envoyé sur les lignes pour les fourvoyer ?

Qu'importe, on la convoite, certains même la violentent, tous l'aiment en cachette.

Comme eux, elle partage ce présent qui leur fait oublier d'envisager leur destin, et les ramène continuellement à la tentation de vivre. Mais l'assaut est inévitable, et de l'autre côté de la tranchée, la grande Histoire les a mis en joue : ils doivent sortir du trou !

Tous les outils sont bons pour se sauver de ce guet-apens : les immenses appareils à écouter les nuages, la machine à sonder le sol, les oiseaux voyageurs....

Le champ de bataille a pétri les peurs de cette communauté de « petits » pour servir la cupidité des grands : là, surgit le non-sens continuellement renouvelé des conflits de tout âge. Au-delà cette guerre qu'on appelle « Grande », le Théâtre de Chabroullet raconte aussi le monde d'aujourd'hui pour se faire manifeste.

De la scène de ménage introduisant le spectacle, à la scène finale du bébé bercé par le tirailleur Sénégalais, c'est toute la fantasmagorie d'un monde de boue et de sang qui se déploie, provoquant chez le spectateur cette singulière sensation d'immersion, en nous ramenant à notre immémorial désir de vivre.

Ce qu'en pense la presse.

« La figure du poilu hante l'œuvre de Denis Chabroullet, mais le metteur en scène pousse la pièce bien au-delà d'une simple évocation de la Grande Guerre. Il enchaîne des tableaux, de plus en plus féroces et sanglants, dans un décor monumental, devenu la métaphore d'un monde malade de la haine. »

(Thierry Voisin  -TELERAMA)

 

« Avec une occupation aussi verticale qu’horizontale de la scène, la composition humaine, plastique et sonore qu’offre la Mezzanine est saisissante. Les surréalistes disaient : « La beauté sera convulsive ou pas ». On parlerait plutôt, ici, d’une beauté négative. C’est la juste réponse de l’art à cette boucherie de 1914. »
(Gilles Costaz – WEBTHEA)

 

« Décalée, déjantée, iconoclaste, entre beauté et laideur du monde, la bande géniale du Théâtre de la Mezzanine  peuple les planches d’un univers qui explose d’inventivité ! »
(Yonnel Liegeois – Chantiers de Culture)

 

« On rit dans l’obscurité, on s’émerveille de tant d’inventivité, et puis on s’en va et on reste ébloui de lumières et de sons, d’images folles, cocasses, fantasques… »
(Martine Silber – MEDIAPART)

 

« Opéra, poupées, musique invitent le spectateur à participer à sa propre lecture du drame. Les dispositifs scéniques gigantesques et fragiles laissent place à une évocation dépourvue de tristesse,  une exploration poétique de la Grande guerre… »
(CENTENAIRE 14-18)

 

« Les spectacles de Denis Chabroullet sont infiniment plus subtils qu’une démonstration. Avec cette « Tragédie… » ,  il compose une oeuvre qui offre à l’humanité le miroir de sa beauté et de sa laideur, de son risque et de sa perte, de son excellence et de sa fragilité. »
(Catherine Robert - LA TERRASSE)

 

« En génial bidouilleur, Denis Chabroullet s’est amusé à concocter un spectacle empli de bruit et de fureur mais joyeusement foutraque. Diantre, ça palpite ! Privilégiant l’expressionnisme au réalisme, Denis Chabroullet préfère les cris hystériques à l’effroi, l’éclat de rire au désespoir. »
(Lena  Martinelli – LES TROIS COUPS)

 

« Cette évocation de la Grande Guerre s’achève dans la boue et la folie. Il faut du talent pour habiter l’exiguïté, la boue et le feu : pour tenir sa partition dans un tel capharnaüm. »
(Vincent Raymond – STIMENTO)


Où voir ce spectacle?

Saison 2015-2016

- Les 18 et 19 Septembre 2015 au Teatro Viriato de Viseu au Portugal.

- Le 24 Février 2016 au Théâtre Municipal de Esch-sur-Alzette au Luxembourg.

- Le 26 avril 2016 les Treizes Arches scène conventionnée de Brive (19)

- Les 12 et 13 mai 2016 Le Figuier Blanc - Théâtre d'Argenteuil (95)


Un aperçu en images...


Qui y a-t-il derrière tout ça?

Spectacle de Denis Chabroullet

Mise en scène, écriture : Denis Chabroullet

Scénographie : Michel Lagarde et Denis Chabroullet

Univers sonores, musiques : Roselyne Bonnet des Tuves

Assistante à la mise en scène : Cécile Maquet

Avec : Benjamin Clée, Laurent Marconnet, Erwan Picquet, Sylvestre Vergez, Julien Verrié, Clémence Schreiber ainsi que Thierry Grasset, Pauline Lefeuvre et Cécile Maquet

Lumières : Jérôme Buet / Son : Alexis Piquet

Construction du décor, machines et objets : Thierry Grasset et Pauline Lefeuvre

Peinture décor : Michel Lagarde et Pauline Lefeuvre / Costumes : Julie Thiollet

Conseiller historique : Jean-Pierre Verney

Co-production : Théâtre Luxembourg Meaux (77)

Co-réalisations : Scène Nationale de Macon (71), L’Onde Théâtre Centre d’Art de Vélizy-Villacoublay (78), l’Avant-Seine / Théâtre de Colombes (92), Célestins - Théâtre de Lyon (69)

Autre partenaire : Musée de la Grande Guerre Meaux

Avec le soutien financier de : Conseil Général de Seine-et-Marne, Conseil Régional Ile de France (Permanence Artistique et Culturelle) Mission du Centenaire 14-18, SPEDIDAM et ADAMI


Infos pratiques

Contact Tournée : Cécile Maquet : cecile-mezzanine@orange.fr ou au 01 60 60 51 06

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DOSSIER LA TRAGEDIE 2014 - FINAL PRESSE.
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